La CGSP-Défense et la CSC-Services publics obtiennent gain de cause !

À partir de 2017, et non de 2019 comme le proposait initialement l'état-major, les militaires auront tous droit à trois séances de sport de 45 minutes par semaine pour se préparer aux tests sportifs. Depuis la publication du nouveau statut G1 en janvier 2014, ceux-ci sont susceptibles d'avoir, en cas d'échec, des conséquences statutaires... !


Après la période de transition de 5 ans, deux échecs successifs aux "Physical Evaluation Fitness" (PhEF), qui succéderont aux actuels tests militaires d'aptitude physique TMAP, risquent d'entraîner une perte d'emploi à partir de 2020. Ceci concerne les militaires qui ont moins de 45 ans ou 25 ans de service.

Lors du Haut Comité de Concertation, qui réunissait les responsables de l'état-major et du Cabinet du ministre de la Défense, la CGSP est restée sur sa position initiale, à savoir que si l'aspect statutaire n'était pas négociable, alors le droit à partir de 2019 devait être avancé.

Depuis le début de ce dossier, il avait été clairement précisé que la Défense ne reviendrait pas sur l'aspect statutaire. Se battre pour qu'il en soit autrement était peine perdue.

Or, tous les militaires ne peuvent être aptes aux PhEF sans entraînement sportif. On sait que, même si les infrastructures sont disponibles, il n'est pas toujours autorisé dans certains services de se libérer durant les heures de travail pour s'entraîner.

Les négociations ont été longues, car nos revendications étaient fortes et la facture en termes de FTE pour la Défense ne sera pas négligeable, mais nous avons obtenu gain de cause. En effet, si le temps passé à s'entraîner est de 3 x 45' par semaine, ce n'est rien en comparaison du temps perdu en exemptions médicales suite à des accidents de sport.

Finalement, avec nos collègues de la CSC, un accord sur ce droit au 01/01/2017 a été signé en séance du 14 mars 2014 et avalisé également par le chef de la Défense. D'autant que le Président du Haut Comité de Concertation, M. Ph. THILLY, a marqué son accord quant à l'inscription dans l'avis motivé de l'engagement à concerter avec les syndicats le plan d'action dans le cadre de la révision annuelle du réglement PhEF. 

Cet accord est important sur le fond, car il démontre un changement profond d'attitude de la part des autorités dans l'attention de plus en plus grande portée au bien-être du personnel et à l'image du Département.